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eponge menageVous êtes fragilisé(e) par l’âge, la maladie, le handicap, l’accident corporel, ou toute situation particulière vous empêchant de réaliser l’ensemble de vos tâches quotidiennes ? Relais Emploi Direct est à votre disposition pour vous apporter toutes les solutions à domicile : aides à domicile, aides ménagères, auxiliaires de vie, gardes de jour, gardes de nuit, ... D’autre part, nous nous  engageons à constituer votre dossier administratif afin de vous obtenir, chaque fois que possible, une prise en charge financière de ces aides à domicile par les organismes publics de référence (Caisses de retraite, mutualités, assurances, Conseil Général,...)

 

logo relais emploi direct petitSoyons bien d’accord : "bricoler" ne sous-entend pas forcément "s’interdire de prendre du bon temps" ! Vous pouvez aussi en profiter pour vous relaxer et passer des moments avec vos amis. Action.

Allez savoir pourquoi : depuis quelques mois, vous avez pris l’habitude de remettre à demain, au week-end prochain (ou à la semaine des quatre jeudis) les petits travaux de bricolage qui s’accumulent à la maison. Ou bien, vous avez juste décidé d’attendre des jours propices.

Vous pourriez profiter du pont de quatre jours qui se profile pour faire de petites réparations ou agrémenter votre intérieur... Passez donc à l’action !

Mais soyons bien d’accord : « bricoler » ne sous-entend pas forcément « s’interdire de prendre du bon temps ». Ce serait dommage de ne pas aussi en profiter pour vous relaxer et passer de bons moments avec vos amis !

Démarrez (tranquillement) samedi, puis enchaînez !

Pas de rush, prenez votre temps : dormez, puis savourez tranquillement votre petit déjeuner, seul ou en famille... Un peu de musique ? Votre journal ? Du silence ? Pas de problème.

Listez ensuite les petits travaux auxquels vous auriez dû vous atteler depuis des semaines. Ne faites pas une liste longue comme le bras : vous n’en viendriez pas à bout en quatre jours et vous vous décourageriez... Une chose à la fois, donc !

Qu’allez-vous entreprendre ? Petite revue, non-exhaustive, des travaux en mode « do it yourself ». Vous pourriez peut-être...

- repeindre les volets (attention, pas s’il fait trop chaud, les grosses chaleurs altèrent peintures et vernis), le portail, votre salon de jardin,

- changer les papiers peints, 

- repeindre une pièce, plusieurs, ou quelques murs de la maison, pour lui donner un coup de jeune ou mettre de la couleur ici ou là,

- poser ou vitrifier un parquet, poser un lino,

- poncer, puis vernir un meuble (pas s’il fait trop chaud),

- poser un parquet, un lino,

- changer vos portes ou les repeindre,

- (re)poser un peu de carrelage ou de mosaïque dans la salle de bains, dans la cuisine. Ou bien poser enfin la fameuse frise que vous aviez repérée et pas encore achetée,

- changer les luminaires,

- installer une balançoire dans le jardin,

- recouvrir votre terrasse : y poser du bois, du carrelage, des dalles...,

- agrémentez votre terrasse ou balcon : fleurs en pot, bougies, coussins de couleur, guirlandes aux LED multicolores...,

- aménager un espace à l’ombre, pour vous y prélasser plus tard,

- installer des brumisateurs de jardin (agréable quand il fait très chaud !).

Deux options 

Soit vous disposez déjà des éléments et outils nécessaires à vos travaux (vous aviez quand même un peu anticipé !) et vous pouvez commencer à bricoler...

Soit vous avez besoin de vous rendre en magasin. Dans ce cas, attention à la foule du samedi (même si, sans doute, vous pouvez compter sur les départs en week-end du 14 juillet ou en vacances).N’oubliez pas de jeter un œil aux Bons Plans : ils sont nombreux en ce moment, et vous permettront de réaliser vos travaux à prix réduit.

Mais non, ne bricolez pas toute la journée !  

Quelques heures suffiront, selon l’ampleur de la tâche. Arrangez-vous pour stopper quand vous aurez terminé une étape : repeint un ou plusieurs pans de mur, posé un carré de carrelage, poncé les meubles de jardin...  

La suite, c’est pour demain.

Et là, détente. Douche. Pause.

Après cette halte, vous êtes maintenant requinqué : pourquoi ne pas appeler des amis pour aller dîner quelque part, ou boire un apéritif en terrasse ? Le temps clément le permet. Cerise sur le gâteau : vous pourrez leur parler fièrement de vos travaux !

Et demain, après une grasse matinée... recommencez !

 

(Crédits : DR) Jean Pisani-Ferry  |

[Rencontres économiques d'Aix] Victimes des avancées technologiques, le travail salarié traditionnel est menacé. Il faut réinventer notre modèle social. Par Jean Pisani-Ferry, Commissaire général, France Stratégie.

200 millions de personnes dans le monde sont actuellement au chômage, 30 millions de plus qu'en 2008. C'est dans ce contexte qu'émerge à nouveau une grande peur, celle de voir l'homme remplacé par des machines. Les robots n'ont pas envahi nos vies, mais ils occupent nos esprits. Et une prédiction revient au goût du jour : celle du prix Nobel Wassily Leontief qui, en 1983, annonçait pour le travail humain le sort qu'a connu celui des chevaux au début du XXème siècle.

La plupart des économistes restent dubitatifs face à de telles alarmes. Pour deux raisons. Premièrement, ils ont déjà entendu cette prédiction plusieurs fois, et ont appris qu'une augmentation globale de la productivité détruit rarement des emplois. A chaque fois que les machines ont gagné en efficacité (y compris quand des véhicules à moteur et des tracteurs ont remplacé les chevaux), de vieux métiers ont disparu, mais de nouveaux les ont remplacés. Deuxièmement, les économistes adorent les chiffres, et ce qu'ils y voient actuellement, c'est plutôt un ralentissement de la productivité qu'une accélération.

Deux tendances à l'œuvre

Mais à considérer les choses sous cet angle, on risque de passer à côté du vrai sujet. Quelle que soit la quantité de travail utilisée au cours des décennies à venir, il ne fait pas de doute que sa nature va être profondément transformée.
Deux tendances sont à l'œuvre. La première tient bien sûr à l'arrivée des robots et aux changements qu'ils imposent au travail humain. Comme l'a relevé l'économiste David Autor (MIT), les machines ne se remplacent pas seulement les travaux répétitifs, comme le traitement de données. Elles rendent aussi plus productif le travail abstrait ou créatif. Et elles n'améliorent qu'à la marge la productivité de la troisième catégorie de travailleurs, ceux qui fournissent des services à la personne. Si les robots rendent les comptables inutiles, ils dopent la productivité des chirurgiens et ne changent rien à celle des coiffeurs.

 Polarisation du marché du travail

Les conséquences de cette transformation sont au moins aussi importantes que l'évolution de la quantité globale de travail.
En résulte une polarisation du marché du travail, avec davantage d'emplois en bas de l'échelle salariale -notamment dans les services à la personne-, et davantage d'emplois dits « créatifs » en haut de l'échelle, mais entre les deux une réduction du nombre d'emplois de qualification intermédiaire. Le mouvement a commencé il y a 20 ans environ aux États-Unis et touche désormais l'Europe.

Cette évolution impacte l'économie, mais aussi toute la société. Après 1945, la classe moyenne est devenue comme un idéal pour les pays avancés. Les catégories à bas revenu espéraient y accéder, et les riches estimaient ou prétendaient en faire partie. L'idée était que tout le monde pouvait en être, à condition de travailler durement. Cette classe moyenne a imposé son mode de vie, ses structures de consommation. Elle a fourni le socle de la démocratie. Sa disparition perturberait le fonctionnement de la société entière et diminuerait fortement le rôle du travail dans la formation de l'identité sociale. Avec, à la clef, un retour de la lutte des classes.

Uberisation

Deuxième tendance : « l'uberisation ». Uber a créé un nouveau modèle de travail, où les individus apporteurs de services accèdent aux clients via une plateforme numérique. Quand un client appelle une voiture Uber, il ne lui achète pas un service mais deux : l'un (l'accès au chauffeur et le contrôle de qualité associé) est fourni par Uber, tandis que l'autre, le transport, est fourni par le chauffeur lui-même. A la différence des géants de l'économie d'antan, Uber ne compte pas des dizaine ou des centaines de milliers d'employés, mais il organise cependant leur travail.

La fin de la "firme"

C'est une véritable révolution, parce que Uber et les autres plateformes digitales redéfinissent le travail, envoyant au rebut le modèle de la firme de l'âge industriel. Le rôle de la firme dans l'économie du XXème siècle était essentiel, en ce qu'elle organisait les relations entre les travailleurs beaucoup mieux que ne pouvait le faire le simple marché. Elle permettait la spécialisation et une économie substantielle de coûts de transaction. C'est en est fini avec Uber. Plus besoin de contrat de travail. Au lieu de passer par l'autorité d'un chef d'entreprise, le travail individuel est intermédié par l'informatique.

Le travail, comme une matière première

Il faut insister sur les lourdes conséquences de cette transformation. Le travail devient l'objet d'un échange sur le marché et fait tout comme une matière première l'objet d'une cotation en continu : le contrat de travail est remplacé par la vente d'un service dont la quantité et le prix varient en temps réel, au gré de l'offre et de la demande.
Est-ce de la fraude ? Peut-être, en regard de notre législation. Mais ne nous faisons pas d'illusion : notre vieux système ne résistera pas longtemps aux avancées technologiques. Plutôt que de dresser des digues, ou en tous cas en même temps que nous les dressons, réfléchissons donc aux conséquences de ce nouveau modèle qui met en péril le soubassement salarial de nos institutions sociales.

De véritables ruptures

De véritables ruptures sont donc à attendre. Ajoutons-y que les jeunes diplômés délaissent aujourd'hui les grands groupes pour se faire embaucher par une start up, quitte à gagner moins dans un premier temps, escomptant à terme un revenu supérieur. On voit poindre des stratégies de maximisation du revenu sur tout le cycle de la vie professionnelle, destinées à tirer le maximum de profit d'un capital humain. Ce type de comportement mine lui aussi la place centrale du contrat salarial.

Comment les sociétés peuvent-elles répondre à cette révolution ? Certaines sont, à l'instar des chauffeurs de taxis, tentées de résister au changement. D'autres se résignent à l'adaptation à un monde qu'elles ne déterminent pas. Certaines enfin cherchent à la fois à miser sur le changement et à inventer un nouveau modèle social : c'est, bien sûr, la stratégie la plus féconde. Parce que ce n'est ni aux robots ni aux plateformes, mais aux citoyens qu'il appartient de construire les institutions sociales de demain.

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